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DIFFICULTE DE PONTE

Pendant la période de reproduction, les femelles sont confrontées au plus gros effort de l’année et évidemment pour pouvoir le supporter, sans en subir les conséquence, elles doivent être, comme nous l’avons déjà dit, en parfaite santé.

Dans cette phase critique, le moment le plus difficile pour une femelle est la ponte. Durant cette phase, il peut survenir une infinité de petits problèmes devant lesquels le nouvel amateur ne saura pas comment se comporter.

Disons directement que les causes de rétention des œufs sont variées et complexes. Nous ne parlerons pas des causes de rétention liées à une forme de maladie de l’appareil de reproduction qui sont les moins fréquentes.

Nous allons nous occuper de la majorité des cas de rétention qui sont dus :

      • à la trop grande jeunesse de la femelle
      • à son manque de forme
      • au froid
      • à une alimentation trop échauffante                                
      • à une légère forme d’inflammation
      • au volume de l’œuf ou à l’anomalie de sa forme

Les rétentions énumérées sont dans 90 % des cas faciles à résoudre sans traumatisme exagéré pour la femelle, parce qu’elles pourront être traitées par l’amateur de façon appropriée.

Quand une femelle, prête à pondre n’arrive pas à expulser l’œuf, l’éleveur attentif à son comportement remarquera une femelle plutôt agitée et nerveuse, visitant son nid sans y rester, signifiant que celle-ci souffre et finira par rester en « boule » sur le fond de sa cage.

Parfois elle arrive à expulser l’œuf ; ce qui résout le problème automatiquement, mais parfois elle peut mourir si l’éleveur n’intervient pas immédiatement.

La première chose à faire est de placer l’oiseau près d’une source de chaleur – le mieux est une cage infirmerie – la chaleur provoque la dilatation des tissus et facilite ainsi l’évacuation de l’œuf. Certains conseillent d’exposer le cloaque près d’une émanation de vapeur d’eau en ébullition, il faut ce pendant prévenir que ce système comporte des risques de brûlure pour l’oiseau et pour … les doigts de l’éleveur.

Dans le cas d’œufs trop gros, la situation est facilement repérable par tâtonnement ou même à l’œil nu, après avoir placé la femelle près d’une source de chaleur, il est conseillé un léger massage avec le doigt sur la partie basse de l’abdomen. Si cela ne suffit pas, et que la situation semble grave, on peut tenter de casser la coquille par une légère pression ou avec un petit coup sec mais bien entendu proportionnel à la taille de l’oiseau. Manière efficace mais non dépourvue de risque,est le badigeonnage du cloaque avec de l’huile et de la paraffine.

Après chaque ponte difficile, une femelle doit nécessairement récupérer mais peut parfois être perdue pour la saison en cours. Dans beaucoup de cas, si la libération l’a traumatisée comme en cas de rupture de l’œuf dans l’oviducte, il est possible que la femelle subisse une lésion interne qui portera préjudice aux futures pontes.

Attention, tous ces remèdes peuvent s’avérer inefficaces quand on se trouve devant un cas d’obstruction dû à une tumeur, à une grave malformation ovarienne (moins fréquent),à une inflammation primaire ou due à une maladie infectieuse (pasteurellose, salmonellose, microplasmose, etc…), pas aussi rare qu’on pourrait le penser mais guérissable par administration d’antibiotiques sous contrôle vétérinaire.

                                                                                                                                     
                                                                          Extrait UCCELLI
Traduction Claude BERNARD
Article édité dans « Le Bossu Belge »

 


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